La troisième édition de la Journée nationale du partenariat Eta-secteur privé (JNP 2017) aura lieu le 13 novembre prochain à Abidjan, hôtel Ivoire, sur le thème « encadrement du secteur informel, source de croissance et de compétitivité de l’économie ivoirienne. » Une rencontre d’autant plus importante que le directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, Adama Coulibaly, a révélé que le gouvernement attend des travaux Adama Coulibaly, le gouvernement attend non seulement des propositions en vue de renforcer la collaboration entre l’Etat et le secteur privé pour réduire l’informalité mais aussi des orientations pour la préparation d’une stratégie national d’encadrement du secteur informel. Aussi devraient être identifiées au cours de ces assises les meilleures pratiques pour la réduction de l’informel à la lumière des expériences internationales.
La secrétaire exécutive du comité de concertation, Mariam Fadika Fofana, a indiqué ce mardi 1er août, à Abidjan-Novotel, que pour asseoir les bases d’une économie ivoirienne compétitive et dynamique, il importe d’avoir une approche concertée des nombreux défis qui jalonnent le processus de développement socio-économique des Etats en transition comme la Côte d’Ivoire. Au nombre de ces défis auxquels il faut apporter des réponses idoines et durables, il y a l’expansion continue du secteur informel, certes pourvoyeur d’emploi et représentant en 2015 au moins 60% des contribuables, mais qui ne contribue qu’à hauteur de 1% aux recettes fiscales. Son poids reste toujours important dans l’économie nationale, même s’il se situe désormais autour de 40%, précisera le directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, Adama Coulibaly, s’appuyant sur des données de l’Institut national de statistiques (INS). Il a marqué la volonté de l’Etat ivoirien d’accélérer la formation du secteur informel qui représente une problématique structurelle de l’économie nationale.
Citant le rapport Etudes économiques et financières d’avril 2017 du Fonds monétaire international (FMI), il a indiqué que « le secteur informel constitue une composante essentielle de la plupart des économies de l’Afrique subsaharienne, à sa contribution au PIB se situe entre 25 et 65% et où il représente entre 30 à 90% de l’emploi non agricole. »
Plus de 5000 participants sont attendus au JNP qui bénéficie de l’appui des partenaires au développement tels que la Banque africaine de développement (BAD) qui se propose d’héberger un groupe de travail. Le représentant de la commission de l’Uemoa, Don Gustave Sanon, a salué l’initiative et annoncé dans les prochains mois la mise en place d’un dispositif de dialogue public-privé s’appliquant à tous les Etats membres de la communauté économique.
E. Akani




